Auteur/autrice : K.Miguel Service (KMS)

Que dois-je faire si ma cheminée refoule ?

 

Une cheminée qui refoule est une problématique rencontrée par de nombreux propriétaires de cheminées ouvertes ou avec un insert. Cette expérience désagréable est aussi le signe qu’un problème est présent dans son installation ou encore que l’entretien a mal été réalisé. Ce n’est donc pas un signe à prendre à la légère, car il peut signifier qu’une problématique plus grave est également à craindre.

 

Une cheminée qui refoule, c’est quoi ? 

Lorsque l’on parle de cheminée qui refoule, il s’agit bien souvent du fait de voir de la fumée et des odeurs s’évacuer au moment où l’on essaiera d’allumer un feu. La fumée pourra alors emplir la pièce et faire des traces sur les murs et le plafond. Pour faire simple, au lieu de s’évacuer par le conduit, les fumées s’évacuent à l’intérieur. Des odeurs et de la saleté sont donc dégagées très rapidement et il faudra vite aérer pour ne pas risquer de s’étouffer. En effet, les émanations de monoxyde de carbone sont toxiques et il est absolument nécessaire de faire ce qui doit être fait pour éviter tout risque de santé.

Une cheminée qui refoule, c’est surtout le signe qu’il y a un problème. Cela peut venir d’un conduit de cheminée bouché, d’un mauvais entretien de sa cheminée, d’une installation mal réalisée, d’un problème de circulation de l’air, de conséquences de la météo, etc. Les causes peuvent être multiples et ce problème va alors empêcher le propriétaire de la cheminée de la mettre en place pour se chauffer.

 

Le ramonage, premier réflexe contre une cheminée qui refoule 

Pour prendre en charge une cheminée qui refoule, c’est le ramonage qui sera le premier réflexe à mettre en place pour s’assurer de trouver une solution au problème. En effet, seul un professionnel du ramonage va pouvoir effectuer un nettoyage des conduits. Il est obligatoire de faire effectuer deux ramonages par ans, l’un en période de chauffe et l’autre hors période de chauffe. Malgré tout, il se peut que le conduit soit obstrué entre deux ramonages et on fera alors face à un conduit bouché ce qui entraînera le refoulement de sa cheminée. Le ramoneur va alors pouvoir effectuer un nettoyage du conduit et certainement trouver la cause du refoulement de la cheminée. Il aura une vue globale de l’installation qui a été faite et si un problème se présente il pourra en informer son client.

 

Revoir son installation

Le ramonage peut permettre de déboucher un conduit pour éviter le refoulement d’une cheminée, mais il peut aussi amener à se rendre compte qu’une installation peut être mal faite. Par exemple, un conduit de cheminée trop petit ou trop long ne permettra pas aux fumées de s’évacuer correctement ce qui entraînera forcément un refoulement malgré les nettoyages réguliers. L’entreprise ayant effectué l’installation est donc à remettre en cause, mais c’est surtout une solution concrète qu’il faudra trouver. Il existe différents dispositifs qui permettront d’adapter une mauvaise installation comme par exemple l’utilisation d’un aspire fumées statique. Il peut également s’agir d’un problème d’aération. On pourra facilement s’en rendre compte lorsque l’on tentera d’allumer un feu, mais cette fois avec une fenêtre ouverte dans la pièce, si la cheminée ne refoule pas, c’est certainement le signe qu’une source de ventilation est manquante. Une nouvelle fois, solliciter un professionnel pour adapter son installation sera nécessaire.

 

Une fois un ramonage effectué et les dispositifs qui s’imposent mis en place, il ne devrait plus y avoir de problèmes de refoulement de la cheminée. L’entretien régulier nécessaire pour une installation classique avec un bon fonctionnement sera alors à effectuer comme à l’accoutumée et tout marchera parfaitement.

Intoxication au monoxyde de carbone provoqué par une cheminée

 

L’intoxication au monoxyde de carbone est l’accident domestique le plus fréquent en ce qui concerne les intoxications. Il n’est donc pas du tout à prendre à la légère pour les propriétaires d’appareils à combustion. En effet, ce type d’incident peut conduire à de grave accident pouvant laisser des séquelles à vie et parfois même entraîner un coma ou un décès. Ainsi, prêter attention aux mesures de sécurité et à l’entretien de ses équipements est une absolue priorité.

 

L’intoxication au monoxyde de carbone, c’est quoi ?

Une intoxication au monoxyde de carbone c’est justement lorsque cette substance invisible et inodore se répand dans l’ensemble d’une pièce ou d’un lieu de vie. Les personnes présentes respirent ce gaz et peu à peu ce dernier prend la place de l’oxygène dans le sang. Plusieurs symptômes sont alors observables comme des migraines, des nausées, de la fatigue, des vertiges, une impotence musculaire, une confusion mentale, etc. Le problème, c’est que ce sont des symptômes que l’on retrouve dans de nombreuses autres affections c’est pourquoi l’intoxication n’est pas suspectée tout de suite. Pourtant, c’est une oxygénothérapie qui permettra de ré-oxygéner l’organisme qui devra être pratiquée le plus rapidement possible justement pour éviter les séquelles permanentes, les comas, et les décès. En France, ce sont plus de 5000 intoxications au monoxyde de carbone qui surviennent chaque année et qui entraînent plus de 1000 hospitalisations. Le problème n’est donc pas à négliger si l’on souhaite prendre soin de sa santé et de celles de ces proches. Si l’on ne peut pas repérer la présence de monoxyde de carbone sans une aide spécifique, on peut en revanche mettre toutes les chances de son côté pour éviter ce type d’accident.

 

Comment se produisent les émanations de monoxyde de carbone ? 

L’intoxication au monoxyde de carbone est susceptible de se produire avec des appareils à combustion comme les cheminées, les inserts, les poêles, les chaudières, les cuisinières, etc. Tous les appareils qui nécessitent l’utilisation de bois, de fioul, de gaz, de pellets ou encore de charbon sont concernés. Bien souvent, il s’agit d’une mauvaise évacuation des produits de combustion ce qui peut aussi être à l’origine d’un incendie de cheminée par exemple. Il peut également s’agir d’un défaut d’entretien, d’une absence de ventilation, d’une mauvaise installation et la vétusté d’un appareil peut aussi être en cause. Pour pouvoir éviter l’accident, il faudra donc être en mesure de contrôler ces différents points avec rigueur grâce à l’aide d’un professionnel.

 

Faire appel aux services d’un professionnel

Pour faire entretenir et contrôler un appareil susceptible d’être à l’origine d’émanations de monoxyde de carbone, c’est à un professionnel qualifié qu’il faut faire appel. En effet, seul un ramoneur professionnel est en mesure de juger de l’état d’un équipement et de mettre en place les actions qui s’imposent. Le ramonage des conduits se devra d’être effectué deux fois par ans en ce qui concerne les appareils de chauffage, une fois pendant la période de chauffe et une fois hors période de chauffe. Pour les autres équipements, un entretien annuel est généralement recommandé. Cet entretien permettra d’effectuer un nettoyage du conduit pour s’assurer que l’évacuation fonctionne parfaitement, mais aussi d’analyser l’état général des équipements et la qualité de l’installation pour s’assurer qu’aucun danger n’est présent.

Si l’on souhaite renforcer davantage la sécurité de ses équipements, on pourra opter pour un détecteur de monoxyde de carbone qui peut s’acheter seul ou combiné à un détecteur de fumées. Ce dernier pourra alors s’alarmer lorsqu’un taux trop élevé de monoxyde de carbone est constaté dans l’air afin de pouvoir réagir rapidement.

Comment prévenir les risques d’intoxication de sa cheminée ?

 

L’intoxication au monoxyde de carbone est une problématique extrêmement dangereuse, car de nombreux Français sont encore touchés chaque année. Ce type d’intoxication peut d’avérer fatale c’est pourquoi mettre en place les actions qui s’imposent pour prévenir les émissions de monoxyde de carbone est absolument nécessaire pour la sécurité de tous.

 

Comprendre l’intoxication au monoxyde de carbone 

Lorsque l’on dispose d’une cheminée, il est primordial de faire attention aux fumées et aux poussières qui s’en dégagent. Mais c’est surtout l’intoxication au monoxyde de carbone qui est la plus redoutée. En effet, les émissions de monoxyde de carbone sont indétectables, car inodores par comparaison au gaz par exemple qui dégage une odeur bien particulière. Il arrive qu’une cheminée dégage des odeurs et de la fumée lorsqu’elle refoule, mais la présence de monoxyde de carbone ne sera pas forcément aussi visible que pour ce type de problématique. Le problème, c’est qu’une fois le monoxyde de carbone dégagé dans un habitat fermé, il va être inhalé par les personnes présentes, prenant peu à peu la place de l’oxygène dans le sang. L’organisme est alors en manque d’oxygène et des symptômes comme des maux de tête, des vertiges, des nausées, des malaises, des paralysies musculaires et autres sont rencontrés. Sans prise en charge médicale rapide, il se peut que l’on en garde des séquelles à vie, mais on s’exposera aussi à des risques de coma ou de décès. L’intoxication au monoxyde de carbone n’est donc surtout pas à prendre la légère lorsque l’on prend en compte sa dangerosité et mettre en place tout ce qui est nécessaire pour éviter ce type d’accident domestique sera donc primordial.

 

Quels réflexes avoir pour éviter le danger ? 

Pour éviter les émissions de monoxyde de carbone, faire en sorte d’effectuer des ramonages réguliers de ses conduits sera nécessaire. En effet, ce sont les poêles, cheminées, et autres chaudières avec un système de combustion à bois, à pellets ou encore à gaz qui sont susceptibles de dégager du monoxyde de carbone. La mauvaise évacuation des fumées et produits de combustion, l’absence d’une ventilation adaptée, le manque d’entretien, la vétusté ou la mauvaise installation des appareils sera généralement en cause dans ce type d’accident. Le ramonage va donc permettre de s’assurer de la bonne évacuation des fumées, de la bonne installation de ses équipements et permettre d’effectuer un entretien régulier. Généralement, il est conseillé de faire effectuer un ramonage deux fois par an : une fois durant la période de chauffe et une fois hors période de chauffe. Il faudra faire particulièrement attention à faire appel à un professionnel qualifié qui sera notamment en mesure de délivrer un certificat de ramonage qui sera à conserver précieusement notamment pour justifier de la prise en charge de ses équipements auprès de son assurance. Le ramonage fait donc partie des premiers réflexes à avoir pour éviter les émissions au monoxyde de carbone, mais il existe également d’autres gestes à mettre en place.

Il faudra évidemment s’assurer que l’on utilise correctement ses équipements et en respectant bien les consignes de sécurité. On prendra également le temps de bien aérer son lieu de vie chaque jour durant au moins 10 minutes. Qui plus est, il existe ce que l’on appelle des détecteurs de monoxyde de carbone. Ils sont vendus seuls, mais pourront aussi être couplés à un détecteur de fumée. De cette façon, la présence anormale de monoxyde de carbone pourra être beaucoup plus facilement détectée et les habitants alertés d’une possible problématique.

 

Se protéger des émanations de monoxyde de carbone est donc tout à fait possible à condition de solliciter l’aide professionnel qualifié et de prendre les précautions qui s’imposent.

Bistre : débistrage de conduit de cheminée

 

Lorsque l’on dispose d’une cheminée, veiller à sa bonne santé est particulièrement important pour éviter les accidents, mais aussi les problèmes de chauffe. L’entretien régulier est donc à prendre en compte, mais aussi certaines actions à effectuer au quotidien pour éviter certaines problématiques comme le dépôt de bistre, explications…

 

Le bistre : c’est quoi ? 

Le bistre est une substance chargée en particules de carbone et en huile qui se fabrique avec la fumée et va se déposer sur les conduits de cheminée. En effet, le bistre s’oxyde au contact de l’air et lorsqu’il se dépose sur les parois de cheminées il devient aussi dur et compact que du goudron. Le problème, c’est que la présence de bistre est souvent synonyme de risque puisque le conduit de cheminée va alors être obstrué et compliquer l’évacuation des fumées. Cela peut être particulièrement dangereux puisque ce type de problème donne lieu à des incendies de cheminées, mais aussi à des intoxications au monoxyde de carbone. La présence de bistre n’est donc certainement pas à négliger.

 

Comment se forme le bistre ?

La formation de bistre, ou tout du moins d’une grande quantité n’est pas normale. C’est généralement le signe qu’il y a un problème au niveau de son installation ou de sa façon d’entretenir sa cheminée ou de faire du feu. En effet, la formation de bistre peut avoir plusieurs origines. Un conduit mal isolé peut par exemple en être la cause, car le choc thermique provoqué va faciliter l’oxydation des matières et donc la formation de bistre. Un conduit mal dimensionné ou obstrué peut également être en cause puisque l’échappement des fumées ne se fait pas correctement. La façon d’allumer son feu aura aussi son importance pour éviter la formation de bistre. Il est toujours préférable de commencer par l’allumer progressivement avec un allume-feu et du petit bois tout en veillant à utiliser un bois de bonne qualité et pas trop humide.

La formation de bistre peut donc se faire de nombreuses façons et il est très difficile de se rendre compte de sa présence sans un équipement adapté c’est pourquoi l’intervention d’un professionnel est si précieuse.

 

Agir contre le bistre

Lorsque l’on dispose d’une cheminée ou d’un insert, il est recommandé de faire effectuer deux ramonages par ans, l’un pendant la période de chauffe, l’autre hors période de chauffe. Le ramoneur va alors pouvoir procéder au nettoyage et à l’entretien des conduits pour s’assurer que ces derniers permettent l’évacuation des fumées comme il se doit. Mais il est aussi un spectateur privilégié de l’état de son installation et pourra donc s’assurer que tout fonctionne comme il se doit et qu’il n’y a pas de risques particuliers. En ce qui concerne le bistre, le ramonage va généralement permettre de l’enlever s’il est effectué régulièrement puisque la présence de bistre pour une cheminée en bon état de fonctionnement est rare. En revanche, une trop grande présence de bistre ne pourra pas être prise en charge lors d’un ramonage classique, car le hérisson ne sera pas en mesure de décrocher cette matière si dure des parois. Il faudra donc opter pour un débistrage. Le débistrage permet l’intervention d’une machine électrique à rotation qui, elle, aura la force et la puissance nécessaires pour décoller le bistre. Généralement, il est recommandé de faire un débistrage tous les 5 ans afin d’éviter la formation de bistre de façon trop important et de s’exposer à un éventuel danger. Bien évidemment, il est nécessaire de faire appel à un ramoneur professionnel pour effectuer cette prise en charge et ainsi s’assurer que sa cheminée ne représente plus de danger.

Les conduits concernés par le ramonage

 

Lorsque l’on parle de faire ramoner l’intérieur du conduit de sa cheminée, on pense bien souvent aux cheminées à bois des plus classiques. Or, l’intérieur du conduit de nombreuses autres installations sont concernées par le ramonage et il convient de savoir que faire l’impasse sur le ramonage des conduits de fumée peut être extrêmement dangereux, voici donc tout ce que vous devez savoir sur le sujet.

 

Ce que dit la loi 

Selon l’article 31-6 du Règlement Sanitaire Départemental Type (RSDT) : « Les conduits de fumée intérieurs ou extérieurs, fixes ou amovibles, utilisés pour l’évacuation des gaz de la combustion doivent être maintenus constamment en bon état d’entretien et de fonctionnement et ramonés périodiquement en vue d’assurer le bon fonctionnement des appareils et d’éviter les risques d’incendie et d’émanation de gaz nocifs dans l’habitation, ainsi que le rejet de particules dans l’atmosphère extérieure. » Pour connaitre ses obligations en ce qui concerne le ramonage de l’intérieur du conduit, il convient de se tourner vers sa mairie ou sa préfecture associée au lieu de l’habitation au sein duquel se trouve le conduit de cheminée en question. En effet, les réglementations sont variables d’un département à l’autre. Cela étant, il sera nécessaire d’effectuer un ramonage des conduits de fumée au moins deux fois par an, dont une fois durant la période de chauffe. Si l’on ne respecte pas cette obligation, on s’expose à la possibilité de se voir attribuer une amende de 3ème catégorie de 68€ qui pourra être majorée à 180€. Les assurances pourront aussi ne pas prendre en charge certains sinistres si l’on n’est pas en capacité de prouver que le nettoyage de l’intérieur du conduit à bien été effectué. Enfin, le ramonage est également nécessaire pour préserver sa santé et celle des personnes vivant au sein du foyer puisqu’un conduit de cheminée mal ramonée peut être à l’origine d’incendies et d’émanation de gaz toxiques.

 

Quels intérieurs de conduits sont concernés ? 

Plus que la cheminée classique, d’autres installations sont concernées par le ramonage. En fait, toutes les installations disposant d’un conduit de fumée, soit des conduits et tuyaux destinés à l’évacuation de fumées de combustion sont concernées. Il y a donc le conduit de cheminée bien sûr que la cheminée soit ouverte ou encore qu’il s’agisse d’un insert par exemple. Les conduits des poêles à bois, des poêles à pellets et également des chaudières seront également concernés par cette obligation. En somme, du moment qu’une combustion se fait et que de la fumée s’échappe, l’intérieur du conduit doit être nettoyé annuellement pour être en règle.

 

Trouver le bon professionnel

De nombreuses personnes pensent que nettoyer l’intérieur d’un conduit de cheminée peut tout à fait être réalisé soi-même. C’est à moitié vrai. Si vous avez des connaissances en la matière, rien ne vous empêche d’effectuer un nettoyage vous-mêmes en prenant toutes les précautions qui s’imposent, mais il ne s’agira que d’un entretien superficiel qui viendra compléter celui d’un professionnel. En d’autres termes, ce n’est pas parce que vous avez ramoné l’intérieur du conduit de votre cheminée que vous pouvez vous passer de l’intervention d’un ramoneur. Le ramonage des conduits de fumée nécessite des compétences techniques bien précises et il faudra donc faire appel à un ramoneur professionnel. On préférera donc se tourner vers un professionnel que l’on connait ou qui a bonne réputation. Le professionnel à qui vous confierez cette mission devra impérativement appartenir à l’Organisme Professionnel de Qualification et de Classification du Bâtiment (OPQCB), c’est le seul moyen de s’assurer que l’on s’adresse à un professionnel qualifié. Une fois le nettoyage de l’intérieur du conduit et les différentes autres vérifications effectuées, ce dernier vous remettra un certificat de ramonage. Ce certificat est à conserver précieusement puisqu’il est la preuve que vous avez bien respecté votre obligation légale dans l’entretien des conduits de cheminée. Il sera également à fournir à votre assurance pour preuve en cas de sinistre. Un ramonage coûte généralement entre 50€ et 90€ selon les régions et la configuration du lieu. Il faut donc prendre cet entretien en considération lorsque l’on décide de se chauffer au bois ou au pellet quotidiennement ou occasionnellement.

Ramonage : quelles sont les obligations ?

 

Le ramonage d’une cheminée est un acte non seulement obligatoire, mais aussi nécessaire d’un point de vie sécuritaire permettant notamment de limiter les incendies et les émanations de gaz toxiques. Le ramonage d’un conduit ne doit pas être effectué n’importe comment puisque cela nécessite l’intervention d’un professionnel. Ainsi, pour que ce type d’intervention soit effectué dans les règles de l’art et respecte les différentes obligations en la matière il convient de connaitre les différentes réglementations d’un ramonage de cheminée.

 

Ramonage de cheminée : ce que dit la loi

Selon un article 31-6 du Règlement Sanitaire Départemental type : « Les conduits de fumée intérieurs ou extérieurs, fixes ou amovibles, utilisés pour l’évacuation des gaz de la combustion doivent être maintenus constamment en bon état d’entretien et de fonctionnement et ramonés périodiquement en vue d’assurer le bon fonctionnement des appareils et d’éviter les risques d’incendie et d’émanation de gaz nocifs dans l’immeuble, ainsi que le rejet des particules dans l’atmosphère extérieure. » En effet, il existe des textes types que le retrouvera dans le règlement sanitaire départemental de la commune au sein de laquelle on réside en ce qui concerne le ramonage de sa cheminée. Si la réglementation est donc bien souvent la même d’un département à l’autre, il est préférable de vérifier soi-même la réglementation en vigueur auprès de sa mairie ou de sa préfecture, seuls ces organismes seront en mesure de vous fournir les informations adéquates en ce qui concerne le ramonage de cheminée. Généralement, il est demandé d’effectuer un ramonage de cheminée deux fois par an donc une fois durant la période de chauffe soit généralement pendant l’hiver.

 

Quelles sanctions et quels dangers ? 

Le ramonage d’un conduit est un acte qui incombe à tous les propriétaires de cheminée ou utilisateurs dans le cas d’une location. Un ramonage de cheminée qui sera mal ou pas effectué peut avoir des conséquences très graves. L’amende pour non-respect de la réglementation en vigueur est de 68€ et pourra être majorée à 180€, mais il est rare que ce type de contravention soit appliquée puisque les occasions sont rares. En revanche, les conséquences pourront être beaucoup plus graves en cas d’incendie ou d’émanations toxiques puisqu’il y a un véritable enjeu de santé et de sécurité. Les conséquences pourront être irréversibles pour soi et pour sa famille, mais il pourra également y avoir des répercussions financières puisque sans ramonage de cheminée effectué l’assurance pourra refuser de prendre en charge le sinistre. Les sanctions et les dangers que l’on encourt à ne pas effectuer un ramonage de ses conduits pourront être multiples, c’est pourquoi ce type d’acte ne doit pas être pris à la légère et qu’il est important de respecter les obligations en vigueur.

 

Comment effectuer un ramonage ?

Le ramonage d’une cheminée est un acte à ne surtout pas effectuer soi-même, il est nécessaire d’avoir des qualifications professionnelles bien précises pour effectuer le ramonage de conduit bi-annuel qui s’impose. En effet, un ramonage mal effectué peut entraîner des conséquences graves qui ont été citées plus haut et il est nécessaire de faire appel à un professionnel agréé pour obtenir un service de ramonage de cheminée qui respecte les obligations légales. Le problème, c’est que de nombreux artisans peu scrupuleux proposent leurs services alors qu’ils ne disposent pas des qualifications nécessaires pour s’occuper d’un ramonage. Il est donc nécessaire d’être particulièrement vigilant quant au professionnel que l’on choisira pour effectuer les ramonages pour éviter toute mauvaise surprise.

Pour trouver un professionnel du ramonage suffisamment qualifié, il est recommandé de faire appel à un professionnel certifié par l’Organisme professionnel de qualification et de classification du bâtiment. Généralement, les professionnels de confiance n’hésitent pas à mettre en avant ce type de certification pour attester de leur sérieux. Si vous avez des doutes, vous pourrez toujours demander ce renseignement à votre ramoneur avant de décider de l’engager. Le ramonage d’une cheminée coûte entre 40€ et 90€ et repose sur différentes étapes telles que : le vidage du cendrier s’il y a lieu, l’enlèvement des accessoires présents dans le foyer de la cheminée, le placement d’une bâche de protection, l’installation d’un réceptacle sous le conduit, l’introduction du hérisson par le bas, mais aussi par le haut, l’aspiration des débris de suie, le nettoyage et la réinstallation des accessoires. Bien entendu, il ne s’agit ici que des étapes classiques d’un ramonage de cheminée, mais en cas d’imprévu le processus sera susceptible de varier. Une fois le processus terminé, le ramoneur délivrera un certificat de ramonage qui permettra d’attester que le processus a bien été respecté, de noter les éventuelles anomalies rencontrées et évidemment la date du ramonage. Ce certificat sera la seule preuve viable que le ramonage a bien été effectué et il sera très important de pouvoir le fournir à son assurance en cas de sinistre.

 

Pour résumer, le ramonage est un processus indispensable lorsque l’on dispose d’une cheminée que l’on utilise. Il doit être effectué généralement à raison de deux fois par an pour éviter tout risque d’incendie ou d’émanation de gaz toxique. Il doit impérativement être réalisé par un professionnel certifié qui fournira par la suite un certificat de ramonage. En respectant toutes ces consignes de base et en vous assurant de confier cette tâche à un professionnel, vous pourrez ainsi profiter d’un feu de cheminée chaque hiver sans danger.

L’histoire du ramonage

 

Le ramonage est métier très répandu de nos jours puisque de nombreux français et françaises ont décidé d’opter pour un mode de chauffage par combustion et son légalement obligé de faire entretenir ce type d’installation par un ramoneur de cheminée professionnel. Aujourd’hui, le métier de ramoneur de cheminée est largement facilité par les outils et techniques modernes, mais c’est loin d’avoir toujours été le cas, petit retour en arrière…

 

Ramoneur de cheminée : un métier qui date

Le métier de ramoneur de cheminée ne date pas d’hier et loin de là. Les cheminées existent depuis le Moyen-Âge et il difficile d’imaginer que leur entretien était aussi régulier que de nos jours. C’est au XVIIIe siècle que le métier de ramoneur de cheminée est véritablement apparu puisque les conduits étaient désormais assez grands pour qu’une personne puisse s’y glisser. La révolution industrielle a permis à de plus en plus de personnes de s’offrir une cheminée et ces dernières avaient donc besoin de faire appel à des ramoneurs pour les nettoyer. C’est de cette façon que l’on a vu naître en France le ramoneur savoyard. Le ramoneur savoyard était le plus souvent un jeune garçon qui se déplaçait auprès de son maître ramoneur plus âgé et d’autres garçons ramoneurs de ville en ville pour proposer les services de ramonage. Chaque année, le ramoneur savoyard partait donc en quête de nouveaux clients. Ces jeunes garçons assez minces pour se glisser dans un conduit de cheminée ont bien sûr énormément souffert de la pratique du ramonage et son souvent mort soit étouffés par la suie soit d’un cancer provoqué par l’inhalation des gaz et des dépôts.

Face à la condition inhumaine de la pratique du métier de ramoneur de cheminée, l’opinion publique a réagit ce qui a permis de pousser l’invention d’un bras télescopique permettant le ramonage pour ne plus avoir à se glisser soi-même dans le conduit. Enfin, vers le milieu du XXe siècle, un aspirateur dédié au ramonage a permis de faire à nouveau évoluer le métier pour plus de sécurité et de propreté.

 

Le ramonage de nos jours 

De nos jours, il n’est plus question de descendre dans les conduits ou même de se retrouver couvert de suie puisque les techniques ont largement évolué et permettent aux ramoneurs de cheminée d’effectuer un travail bien moins salissant et sans danger. Une bonne chose, car ces derniers ne manquent pas de travail. En effet, les personnes faisant une utilisation quotidienne ou occasionnelle de leur cheminée ont l’obligation légale de la faire ramoner deux fois par an par un professionnel afin d’éviter les risques d’incendies ou d’émanations toxiques. Faire appel aux services d’un ramoneur est donc devenu très courant et permet à chacun de profiter de l’expertise d’un professionnel pour le nettoyage de ses conduits de cheminée afin de pouvoir profiter d’un feu de bois en toute sécurité.

Attention cependant, il est impératif de faire appel à un professionnel de confiance qui appartient à l’Organisme Professionnel de Qualification et de Classification du Bâtiment. En effet, seuls ses professionnels sont suffisamment qualifiés pour effectuer un ramonage comme il se doit et pourront également délivrer un certificat de ramonage. Ce dernier sera à conserver précieusement afin de prouver que l’on a bien fait faire le ramonage annuel qui s’impose et il sera également à fournir à son assurance en cas de sinistre.

 

Le métier de ramoneur de cheminée ne date donc pas d’hier et il est toujours aussi indispensable de nos jours afin de pouvoir profiter d’un feu de cheminée en toute sécurité.

Réglementation fumisterie : tout savoir sur la norme NF DTU 24.1

La réglementation sur l’installation des conduits de fumée et d’évacuation des chauffages a particulièrement évolué ces vingt dernières années. La norme NF DTU 24.1 fait état d’un ensemble de modifications des textes réglementaires qui régissent la mise en œuvre des réseaux d’évacuation des produits de combustion. Découvrez les règles imposées par cette norme et les évolutions plus récentes de la législation, en 2006 puis 2020.

Norme NF DTU 24.1, c’est quoi exactement ?

La norme NF DTU 24.1 représente les écrits sur les normes de référence à suivre pour les travaux d’installation des conduits d’évacuation des fumées et des opérations de fumisterie. Cette norme apporte une précision sur les principes de représentation, de conception, de fonctionnement et d’installation des conduits de fumée, conduits de raccordement, et carneaux.

Toutes les entreprises comme K.Miguel Service (KMS) – spécialiste du ramonage, du chauffage et de la fumisterie –  qui œuvrent dans le domaine d’entretien ou de maintenance des appareils de chauffage doivent respecter ces normes. Autrement dit, les opérations de mise en place des conduits de chauffage (poêle à bois, cheminée à foyer ouvert…) doivent être réalisées dans les règles de l’art en suivant la norme NF DTU 24.1.

Quels conduits sont concernés par la norme NF DTU 24.1 ?

Les conduits d’évacuation de tout type de système de chauffage sont concernés par la norme NF DTU 24.1. Cela intègre notamment les réseaux d’évacuation des inserts, des poêles à bois, des cuisinières, des foyers ouverts et des chaudières. Il en va de même pour les appareils à combustibles courants et sans limites de puissance comme les plaquettes ou granulés, les bois en bûche, les fiouls domestiques ou lourds, le GPL ou gaz naturel, le charbon, les briquettes.

Les autres champs d’action de la norme d’installation NF DTU 24.1

La norme NF DTU 24.1 encadre également les grandes lignes de toutes les opérations d’entretien, notamment le ramonage, les vérifications et contrôles après combustion de la cheminée. Avant d’être utilisé ou réutilisé, le conduit d’évacuation existant doit être diagnostiqué au préalable. Dans le cas où l’installation ne peut être utilisée, il est vivement recommandé de réaliser des opérations de réhabilitation, notamment avec les techniques de chemisage ou de tubage de conduit de fumée existant. Si le conduit est entièrement inutilisable sans fonctionnement possible, il vaut mieux le changer et le remplacer par un nouveau conduit.

Les grandes lignes de la norme NF DTU 24.1

La norme NF DTU 24.1 a été établie en une seule partie en mars 1976. Elle a ensuite été modifiée en février 2006 par 3 parties. Ces modifications sont axées sur les amendements de décembre 2011 :

 

Contrairement aux appareils de chauffage à combustibles usuels (poêle à bois, cheminée, appareils à gaz ou fioul…), la norme NF DTU 24.1 ne stipule aucun règlement sur les appareils possédant des conduits avec système d’évacuation étanche. Elle est exclusivement destinée aux chaudières fonctionnant en tirage naturel. Les réglementations qui régissent ces types d’appareils sont représentées par le DTA ou le Document technique d’Application. Ce type de document a été fourni par la CSTB. D’autres types de DTA déterminent la nature des conduits PGI et EFFICIENCE.

 

En septembre 2020, une mise à jour de la norme NF DTU 24.1 a été instaurée, entrant en vigueur dès le mois d’octobre 2020.

Définition de la norme NF DTU 24.1

La définition de la norme NF DTU 24.1 est axée sur plusieurs éléments. Vous trouverez dans cette norme.

La notion « d’écart au feu » dans le document est remplacée par « distance de sécurité ».

Conception de la norme

La désignation de chaque élément du réseau doit suivre les normes européennes et 6 critères :

 

Cette réglementation exige aussi la vérification de la longueur du conduit de fumée individuel. Celle-ci doit être établie en fonction de la norme NF EN 13384-1 (si un appareil raccordé) ou NF EN 13384-2 (si plusieurs appareils).

 

Le dimensionnement du conduit de fumée

Pour chaque installation de système de chauffage, le dimensionnement des conduits est obligatoire. La norme NF DTU 24.1 mise à jour en 2020, oblige les installateurs à réaliser des calculs dans différentes conditions : à puissance nominale, à puissance réduite (si ce type de puissance existe sur l’appareil) et en mode feu ouvert (si l’appareil permet une utilisation avec la porte ouverte).

 

Concernant les appareils utilisant des bûches de bois (poêles, cuisinières à bois, insert…), le calcul de dimensionnement du conduit de fumée doit être réalisé dans des conditions sèches à puissance nominale. En d’autres termes, l’installateur doit considérer son produit comme étant en classe “D” même si celui-ci est en réalité classé “W”.

 

Bon à savoir : pour les appareils de chauffage fonctionnant avec des granulés, si la dimension du conduit implique un risque de condensation (à puissance nominale), il devient obligatoire d’installer un Té de récupération des condensats, entre l’appareil et le conduit.

La distance de sécurité dans le cadre de la NF DTU 24.1

Le chauffagiste installateur doit respecter une distance minimale de sécurité entre la face supérieure du conduit d’évacuation et tous les équipements combustibles avoisinants. Par exemple, si le conduit d’évacuation de fumée est de type isolé métallique, cette distance de sécurité qui sépare les équipements combustibles et la paroi externe du conduit de la cheminée doit être de 8 cm.

 

S’il s’agit d’un tubage de conduit d’évacuation, cette distance sera établie en fonction de la paroi externe du conduit de fumée d’origine. Le technicien doit suivre la norme qui exige la valeur maximale entre «la distance déclarée par le fabricant du conduit et celle de la NF DTU 24.1». Cette distance est fixée en fonction du niveau de température du conduit et de sa résistance thermique.

Le prolongement haut et bas d’un conduit d’évacuation métallique

Auparavant, le prolongement d’un conduit d’évacuation métallique devait obligatoirement se faire avec des composants et matériaux issus du même fabricant / de la même entreprise de chauffage. Depuis 2020, le DTU 24.1 impose plutôt d’utiliser des “composants compatibles”, en termes de résistance thermique, d’étanchéité et de solidité.

La plaque signalétique obligatoire

Une plaque signalétique doit être placée sur le conduit de cheminée ou à proximité lors de la mise en œuvre de conduit. Cette plaque représente la désignation du conduit et ses spécificités de fonctionnement.

La Notice CE

Outre les obligations stipulées par la norme NF DTU 24.1 (retrouvez plus d’information dans cet article), les indications spécifiques inscrites dans la notice de chaque composant du réseau métallique sont strictement à respecter. Ces indications sont réclamées par le marquage CE.

Autres réglementations sur l’installation du conduit de fumée

Conduit de raccordement, coffrage, tubage, traversées de plancher… D’autres obligations sont prévues dans le contenu de la norme NF DTU 24.1.

Le conduit de raccordement

Dans sa version de 2006, la norme indiquait que le conduit de raccordement ne devait pas avoir plus de deux coudes de 90° sur son chemin. En 2020, la mise à jour de la norme change le principe et indique que “la somme des changements de direction du conduit de raccordement ne doit pas excéder 180°”.

 

En ce qui concerne les inserts, l’installation est toujours de deux coudes maximum avec une limite d’angle de 45°.

 

Autre évolution entre 2011 et 2020, le conduit de raccordement ne doit plus être nécessairement démontable en totalité. Il est désormais possible de conserver une partie de conduit démontable et une partie fixe, dès lors que la récupération des suies reste possible pendant les opérations d’entretien comme le ramonage.

L’obligation de coffrage des installations

Les exigences en matière de coffrage autour d’un conduit métallique ont évolué et se sont durcies entre la réglementation de 2006 et les mises à jour de la norme NF DTU 24.1 de 2020. Si le coffrage d’un conduit métallique DPI (double paroi isolé) était uniquement obligatoire en cas de risques de chocs, celui-ci est désormais imposé dans tous les cas, même lorsque le risque de choc est faible. Le coffrage doit être réalisé dans tout type de pièces traversé par le conduit, comprenant les mezzanines, sauf dans la pièce d’installation de l’appareil de chauffage.

 

L’exception est faite pour les conduits de fumées métalliques rigides simple paroi, qui n’ont pas l’obligation d’être coffrés s’ils se trouvent à plus de 85cm d’un escalier ou d’une mezzanine.

La nature des coffrages

Au-delà de l’obligation même de réaliser un coffrage autour des conduits, la nature de ces installations comporte ses propres spécificités et règles. Retenez que :

Le tubage des conduits d’évacuation

La technique de tubage ou l’installation d’un tube dans les appareils a pour objectif de favoriser l’étanchéité d’un conduit existant qui ne serait plus imperméable. Cette opération peut également servir à un ajustement de l’ouvrage pour que celui-ci résiste à la corrosion et/ou aux condensats.

Le tubage d’un conduit d’évacuation de cheminée sur une partie de son chemin n’est pas autorisé. Il en va de même pour la réalisation de ce tubage avec un conduit de raccordement. Cette opération doit être précédée d’un entretien, type ramonage ou d’un débistrage.

L’autorisation du tubage flexible en deux parties

Depuis 2020, il est désormais possible de réaliser le tubage flexible d’un conduit d’évacuation en un ou deux tenants. Concernant le raccord entre les deux parties de tubage flexible, celui-ci doit être fourni par l’entreprise fabricant le matériel de tubage. Cette règle imposée par la norme NF DTU 24.1 s’applique par exemple à la technique de tubage Furanflex® que nous proposons chez K.Miguel Service.

 

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Les traversées de plancher et faux plafond

Lorsqu’un conduit s’étend sur plusieurs étages, les traversées de plancher doivent permettre la libre dilatation des conduits. Le coffrage qui protège le conduit doit en outre être ventilé à la fois en haut et en bas. Depuis 2020, il n’est plus interdit d’avoir dans le plancher, une jonction entre les différents composants du conduit métallique double paroi isolé. Il est cependant formellement proscrit (et ce depuis 1969), de faire des joints de plus de 25 cm de hauteur, entre boisseaux bétons ou terre cuite.

Concernant les faux-plafonds, dans le cadre des conduits métalliques isolés DPI, le conduit de raccordement ne doit pas pénétrer dans le faux plafond, quel que soit l’espace disponible.

Ramonage chimique ou ramonage traditionnel

Le ramonage à Paris est une intervention qui consiste à désencrasser les conduits d’évacuation des cheminées. Le règlement sanitaire départemental exige que chaque conduit de fumée de tout foyer sur le territoire français doit toujours être en bon état de fonctionnement.

Le ramonage

Le ramonage est obligatoire. Il est à réaliser deux fois par an ou une fois par période de chauffe pour les conduits en bois et fonctionnant au fioul. Pour les conduits gaz, il est à effectuer une fois par an. Il existe plusieurs types de ramonage à Paris, mais le ramonage traditionnel ou mécanique est le plus fréquemment utilisé. Le ramonage, qu’il soit mécanique ou chimique ne doit être assuré que par un professionnel avec une qualification et certification du bâtiment. A l’issue de l’intervention, il vous délivrera un certificat de conformité destiné aux assurances.

Le ramonage traditionnel et le ramonage chimique

Le ramonage à Paris de type traditionnel permet de débarrasser les conduits de fumée des dépôts qui s’y accumulent. En effet, la présence de goudron et de suie dans ces conduits est dangereuse pour les occupants d’un foyer. Cela constitue un risque d’incendie et de maladie liée à l’intoxication au monoxyde de carbone. Le principe du ramonage traditionnel repose sur le fait que le professionnel effectue un diagnostic au préalable du conduit de fumée. Cette analyse permet de déterminer la durée et la complexité de l’opération. Si le conduit est encore en bon état, il effectue un nettoyage en utilisant une brosse adaptée. La durée de ce ramonage varie en fonction de la longueur de votre conduit de fumée.  Tout en suivant les normes en vigueur, il garantit un entretien bien réalisé. Ces normes sont à consulter auprès de votre commune.

Le ramonage Paris de type traditionnel se différencie du ramonage chimique par sa praticité, sa fréquence et son efficacité. Il est à noter que le ramonage chimique est loin de remplacer le ramonage traditionnel. Le ramonage chimique doit être effectué au moins une fois par an. Cette intervention consiste à utiliser des produits en poudre ou des combustibles, comme les bûches pour nettoyer le conduit de fumée.

Le ramonage chimique n’est donc qu’une opération complémentaire au ramonage traditionnel. En outre, les deux opérations ne garantissent pas les mêmes effets.

Le ramonage chimique ne fournit pas les mêmes résultats que le ramonage mécanique. Un ramonage chimique ne peut pas assurer la sécurisation complète de votre système de chauffage. Contrairement au ramonage mécanique, l’utilisation des produits chimiques présente des risques d’incendie. Le mélange des poudres chimiques et de la suie entraîne une réaction qui rend les résidus friables. Si par accident, ces dépôts sont en contact avec la braise ou une flamme, ils pourront s’enflammer. Vous courez le risque de feu de cheminée, qui pourrait être très grave si vous n’arrivez pas à le contrôler.

Le tarif d’un ramonage à Paris varie en fonction de votre département, de la longueur de votre cheminée, de la durée de l’opération et du professionnel que vous avez contacté. Le tarif de ce type du ramonage traditionnel est différent dans chaque arrondissement français. Pour des interventions efficaces et pas chères, faites une demande de plusieurs devis et comparez. De plus, si vous êtes intéressés par le ramonage chimique ou le ramonage traditionnel, vous pourrez en apprendre plus dans cet article du Figaro.

Ramonage de cheminée, combien de fois par an ?

À chaque période d’hiver, les feux de cheminée sont fréquents. Les travaux d’entretien et de ramonage des conduits de cheminée, de chaudière, de poêle sont donc primordiaux. En outre, les normes en vigueur exigent de ramoner les cheminées de manière fréquente pour prévenir les risques d’incendie ou d’intoxication au monoxyde de carbone. Cette intervention doit être effectuée par un professionnel certifié. À l’issue de l’opération, ce professionnel fournit un certificat de ramonage. Les assureurs pourront vous le demander pour pouvoir vous couvrir en cas de sinistre ou d’incendie.

Le ramonage des conduits de cheminée, c’est quoi exactement ?

Le ramonage consiste à éliminer les goudrons et les suies ou les dépôts laissés par la fumée contenue dans le conduit de fumée. Cette intervention ne concerne pas seulement les conduits de fumées, mais également tout appareil de chauffage comme les poêles, les chaudières. L’intervention ne dure pas très longtemps, elle ne demande qu’entre 20 min et une heure de votre temps. Cette durée dépend de la longueur du conduit ou de la taille de votre appareil de chauffage. Ainsi, pense à faire appel à un professionnel qualifié pour le faire. Pour que vous puissiez obtenir un certificat de ramonage, votre ramoneur certifié doit appartenir à un Organisme professionnel de Qualification et de Classification du Bâtiment (OPQCB).

Ramonage des cheminées, la tarification

La tarification du ramonage est établie en fonction de plusieurs paramètres : du professionnel auquel vous avez fait appel, de l’état de votre conduit d’évacuation, de votre région et votre lieu d’habitation, du niveau d’accumulation des salissures qui déterminera la durée de l’intervention. En général, le prix d’un ramonage varie en moyenne entre 30 et 80 euros.

Ramonage : une intervention obligatoire

La réglementation fixée par arrêté préfectoral impose en général un seul ramonage par an. Cependant au-delà de  de bois brûlés, certaines municipalités exigent un deuxième ramonage.

La loi mentionne que le ramonage des conduits de cheminée, de chauffage et de poêle est une opération obligatoire. L’article 31-6 du Règlement sanitaire départemental Type (RSDT) stipule que « Les conduits de fumée intérieurs ou extérieurs, fixes ou amovibles, utilisés pour l’évacuation des gaz de la combustion doivent être maintenus constamment en bon état d’entretien et de fonctionnement et ramonés périodiquement en vue d’assurer le bon fonctionnement des appareils et d’éviter les risques d’incendie et d’émanation de gaz nocifs dans l’habitation, ainsi que le rejet de particules dans l’atmosphère extérieure. »

En tant qu’intervention obligatoire et réglementée, le non-respect de ces réglementations est soumis à des sanctions. Si vous n’avez pas procédé à un ramonage de vos conduits d’évacuation en respectant les fréquences demandées, vous pouvez être sanctionné d’une amende. Si vous ne suivez pas les normes légales en vigueur établies dans votre commune, vous devrez payer une amende forfaitaire simple de 68 euros, une amende de 3e catégorie.

Ramonage des cheminées : la période propice pour le faire

Grâce à la fréquence d’utilisation des appareils de chauffage et la vitesse des fumées, ces dernières ne prennent pas beaucoup de temps à s’accumuler dans les conduits des cheminées. L’arrêté préfectoral ou municipal de la commune où se trouve votre résidence définit la fréquence de ramonage. Pour prendre conscience de ces réglementations et pour être conforme aux lois, rendez-vous à la mairie. Ces textes juridiques expriment une obligation de ramonage deux fois par an. Pour les appareils de chauffage ou les conduits de chaudière au gaz, ce type d’entretien doit être réalisé annuellement. En outre, cette intervention ne doit être réalisée qu’en période de chauffage.

Des mesures de sécurité

Le ramonage des conduits d’évacuation est exigé pour des mesures de protection. Il s’agit également des questions de sécurité et d’hygiène. Cette intervention permettra de réduire les risques d’intoxication au monoxyde de carbone, très souvent dangereuse et mortelle.

Optimisation des dépenses énergétiques

Outre la protection des personnes et de leurs biens, le ramonage permet également de minimiser la consommation énergétique. Ce qui vous permettra d’optimiser le rendement de votre installation de chauffage et de réaliser facilement des économies.

Assurance

Le ramonage est une intervention qui donne droit à une obtention de certificat de ramonage. Il s’agit d’une mesure de prévention exigée par les assurances multirisques. Celles-ci pourront le réclamer en cas d’éventuels accidents causés par un incendie par exemple. En outre, votre responsabilité civile ou pénale peut être engagée en cas de préjudice à des tiers.

Ramonage : qui doit le faire locataire ou propriétaire ?

Dans le cas de maison en location, le locataire doit se charger du ramonage des conduits d’évacuation. Le propriétaire peut réclamer le certificat de ramonage comme justification. En outre, ce propriétaire doit veiller à ce que les conduits d’évacuation de sa maison louée soient conformes aux normes.

Par ailleurs, cette intervention sera à votre charge si vous êtes propriétaire occupant. Pour les installations collectives, le ramonage doit être effectué par le syndic. Pour les conduits individuels, cela demande la responsabilité de l’occupant.

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